Se faire accompagner par un mentor pour mieux réussir son lancement – par Youssef Koutari
De 269 000 créations d’entreprise en 1999 à 1 165 800 en 2025, d’après l’Insee. La France connaît un niveau record. Depuis 25 ans l’élan entrepreneurial s’affirme comme un mouvement profond et durable. Conséquence, les réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise sont débordés. Pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, une autre voie est possible : être accompagné par un mentor. Suivez les conseils de Youssef Koutari, auteur de « On ne réussit pas tout seul ! » paru chez Vuibert.
Qu’est-ce qu’un mentor ?
C’est une personne expérimentée qui vous donne de son temps, partage ses conseils, son expérience avec vous et vous aide à vous développer.
Pour réussir, identifiez et trouvez-vous des mentors.
Le fait de connaître des personnes disposant d’une expérience importante dans un domaine dans lequel on souhaite progresser, sera un réel avantage pour éviter un certain nombre d’erreurs et de pièges chronophages.
- Si vous souhaitez entreprendre, entourez-vous d’entrepreneurs expérimentés
- Si vous souhaitez exceller dans la vente, entourez-vous de commerciaux aguerris.
Ces personnes doivent pouvoir libérer de leur temps par moments pour répondre à vos questions, faire le point avec vous de façon régulière si besoin, vous prodiguer des conseils. Les mentors doivent également vous challenger et leur expérience leur permettra de repérer rapidement les erreurs que vous faites.
Le but n’est pas que le mentor vous dise que « tout est OK » : il doit identifier les détails à corriger pour rectifier le tir sur ce que vous faites et vous faire progresser.
En somme, le mentor possède un savoir pratique que ni Internet, ni les livres n’auront. Il dispose d’une compréhension plus fine, basée sur l’expérience d’un marché par exemple. Par conséquent, toute personne qui souhaite réussir (salarié ambitieux ou entrepreneur) devrait avoir un ou des mentors.
Comment vous y prendre pour trouver votre mentor ?
1-Aimez l’humain de manière sincère.
Les potentiels mentors peuvent être des directeurs, des cadres, des managers, des P.-D.G., des chairmen, des personnalités, sollicités très souvent par intérêt ou sur des sujets business précis. Intéressez-vous à la personne, à ce qu’elle est, à ce qu’elle aime, à son parcours, ses conseils ; ne vous intéressez pas uniquement à son rôle business… Allez-y de façon désintéressée et naturelle. Sinon vous pouvez initier la conversation en partant d’un sujet précis et extrapoler ensuite : par exemple, demander conseil sur un sujet de travail puis créer la relation.
2-Acceptez d’être challengé.
Mettez votre ego de côté et demandez un retour sincère, voire des critiques sur votre travail ainsi que sur votre personne. Doc Rivers, grand entraîneur de basket-ball, disait : « Les joueurs moyens veulent qu’on les laisse tranquilles. Les bons joueurs veulent être entraînés. Les grands joueurs veulent qu’on leur dise la vérité. » Soyez donc un grand joueur : acceptez la réalité, même si elle peut être difficile à entendre et demandez ensuite des conseils pour avancer.
3-Désacralisez.
Beaucoup de personnes ont peur de parler à des dirigeants du fait de leur position. Ces personnes sont des êtres humains comme vous : ils ont eu des échecs, des difficultés, des réussites. Désacralisez ces personnes, ne soyez pas impressionné par leur titre, soyez simplement courtois et habile lorsque vous leur parlez, rien de plus. Ces personnes aiment souvent être écoutées et sont heureuses d’avoir une relation simple avec une personne qui ne recherche pas d’intérêt particulier.
4-Testez avec plusieurs personnes.
Sollicitez différents cadres supérieurs que vous rencontrez et demandez-leur un échange de 30 minutes ou un déjeuner par exemple. À la fin d’une réunion, au détour d’une conversation, proposez à votre potentiel mentor de continuer l’échange. Certaines personnes ont une âme de mentor ou de coach : elles aiment transmettre et accepteront de jouer le jeu, surtout si elles sentent en vous cette soif de réussite et cette envie de vouloir apprendre. D’autres ont moins cette appétence.
5-Ne ciblez pas que les C-level (interlocuteurs de haut niveau).
Un mentor n’est pas systématiquement quelqu’un issu du top management ; un mentor est une personne qui a juste un peu plus de background que vous sur certains sujets, quel que soit son niveau hiérarchique. Le mentor n’est par ailleurs pas forcément celui à qui tout réussit : vous apprendrez beaucoup des personnes ayant eu des échecs et qui les assument pleinement.
6-Gardez le contact avec vos mentors.
Au fur et à mesure de vos discussions sur des sujets business (ou non !), vos mentors deviendront quasiment des amis. C’est un excellent signe. Il est très simple d’avoir une interaction avec quelqu’un une fois et que cette personne vous oublie ensuite car vous ne la relancez jamais. Faites l’effort d’aller vers votre mentor, de le solliciter tout en prenant en compte le fait que son calendrier est peut-être plus chargé que le vôtre.
7- Structurez les mentoring.
Beaucoup de mentors manquent de temps. Si une personne accepte d’être votre mentor, de prendre 30 minutes ou une heure chaque mois ou chaque trimestre pour échanger avec vous, rappelez-vous qu’elle a probablement un emploi du temps chargé, de nombreuses tâches, du travail ainsi qu’une famille, une vie privée, donc ne lui faites pas perdre de temps : soyez à l’heure au rendez-vous (respecter quelqu’un passe par le respect de son temps). Proposez-lui un créneau suffisamment à l’avance pour qu’elle s’organise, planifiez un ordre du jour que vous lui proposez, par exemple : « Je vous propose qu’on parle ensemble de tel sujet, de telle problématique, etc. » Et surtout, préparez vos questions ! Ne donnez surtout pas l’impression de ne rien avoir préparé.
Cet article est extrait du livre : On ne réussit pas tout seul ! de Youssef Koutari, paru chez Vuibert.

A propos de l’auteur :
Youssef Koutari est un entrepreneur à succès et un père de famille. Passionné de sports et influenceur LinkedIn, il est suivi à ce jour par plus de 500 000 personnes. Il s’est lancé dans l’entrepreneuriat en créant l’école de commerce inclusive Kout Que Kout, qui forme les futurs talents de demain en France et à l’international.
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Article publié en partenariat avec Vuibert.
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