Les 3 bonnes résolutions IA de Sane, fondateur de la newsletter IA « Upmynt » et auteur Vuibert

L’IA s’est imposée dans nos outils, nos workflows et parfois même dans nos réflexes. En 2025, elle nous a fait gagner du temps. En 2026, je veux surtout qu’elle m’aide à accélérer sans me déposséder de mon travail.

Pas plus d’IA partout, mais mieux d’IA, utilisée avec intention. Voici donc mes 3 bonnes résolutions pour 2026.

 

 

 

1 – Utiliser l’IA comme un copilote, pas comme un suppléant

L’IA est incroyablement efficace. Justement : le principal risque n’est pas tant qu’elle se trompe, mais qu’on cesse de penser.

En 2026, je veux utiliser l’IA comme un copilote : un outil qui m’assiste, m’augmente, me challenge – mais qui ne prend pas les commandes à ma place.

Concrètement, cela implique quelques règles simples :

  • Considérer l’output de l’IA comme une base de départ, jamais comme un livrable final. On transforme, on enrichit, on personnalise. Le copier-coller est une facilité, pas une stratégie.
  • Adopter une posture critique consciente : est-ce que je comprends ce qui a été généré ? Qu’est-ce que j’apporte en plus ? Quel est mon point de vue singulier ?
  • Commencer par penser sans IA, puis seulement ensuite lui demander son aide. Une ébauche, un plan, quelques mots-clés suffisent à garder le muscle intellectuel actif.
  • Garder le réflexe du pilote : même quand une tâche est automatisée, la refaire soi-même de temps en temps. Juste pour vérifier qu’on sait encore faire.
  • Favoriser, quand c’est pertinent, la collaboration humaine. Tout ne mérite pas une requête : parfois, un échange direct est plus rapide, plus riche, plus nuancé.

L’IA doit m’aider à mieux penser, pas à penser moins.

 

2 – Oser les agents IA pour explorer de nouveaux territoires

La vraie révolution de l’IA ne se limite pas à automatiser ce que nous faisions déjà. Elle consiste à faire des choses que nous ne faisions pas du tout.

Un chiffre m’a marqué : dans le dernier rapport d’OpenAI sur l’IA au travail, 75 % des utilisateurs déclarent pouvoir désormais réaliser de nouvelles tâches techniques grâce à l’IA. Pas seulement aller plus vite sur leurs missions habituelles, mais sortir de leur périmètre de compétences initial. C’est là que l’IA devient réellement transformative.

Concrètement, cela signifie qu’un entrepreneur ou un freelance peut aujourd’hui :

  • concevoir une landing page performante,
  • prototyper un site,
  • automatiser un workflow complexe,
  • ou lancer une expérimentation technique… sans être développeur.

Prenons des exemples très tangibles.

Avec ChatGPT (notamment sur Codex), notamment via ses capacités de raisonnement et de génération de code, il devient possible de produire en quelques prompts des landing pages complètes, structurées, optimisées pour la conversion, avec HTML, CSS et parfois même une logique back-end légère. On ne parle plus d’un simple texte marketing, mais d’un véritable livrable exploitable.

Même logique du côté de Gemini : son écosystème (Google Workspace) et ses modèles récents (Gemini 3) permettent de passer très rapidement d’une idée à un prototype fonctionnel. Pour beaucoup d’indépendants, c’est la possibilité de tester une offre, un produit ou une page sans attendre, sans budget technique initial, et sans dépendre d’un tiers.

Mais le saut le plus intéressant, selon moi, vient des agents IA.

On ne parle plus d’un outil qui répond à une requête, mais d’un système autonome capable d’enchaîner des actions, de se connecter à des services externes, d’exécuter un workflow de bout en bout.

 

Des plateformes comme Incredible illustrent parfaitement cette bascule. À partir d’un simple prompt décrivant :

  • à quels services l’agent doit se connecter,
  • quelles données il doit exploiter,
  • et quel type de mission il doit accomplir,

il devient possible de déployer un véritable agent IA autonome : veille, prospection, analyse, reporting, automatisation métier… sans écrire une ligne de code.

C’est ici qu’apparaît ce que j’appelle la productivité multifonctionnelle : la capacité, grâce à l’IA, d’endosser temporairement de nouveaux rôles, d’explorer de nouvelles compétences, et d’ouvrir des champs d’action jusque-là réservés à des profils spécialisés.

En 2026, ma résolution est donc claire : oser expérimenter ces agents, accepter d’être débutant dans de nouveaux domaines, utiliser l’IA non seulement pour produire plus vite, mais pour apprendre plus large. La vraie promesse de l’IA, ce n’est plus seulement le gain de temps. C’est l’élargissement du champ des possibles.

 

3 – Adopter une pratique IA plus sobre et plus vertueuse

On parle beaucoup des gains de productivité de l’IA. On parle moins de son coût énergétique.

Pourtant, chaque requête compte.

En 2026, je veux une utilisation plus consciente et plus sobre, sans renoncer à l’efficacité :

  • Formuler des prompts précis, pour éviter les allers-retours inutiles.
  • Préférer le texte au visuel, quand l’image ou la vidéo n’apporte pas de valeur décisive.
  • Limiter la longueur des réponses : synthèses courtes, formats clairs, concision assumée.
  • Télécharger ou exporter uniquement quand c’est nécessaire, en évitant la multiplication des versions.
  • Là encore, privilégier l’échange humain quand il est plus simple et plus rapide.

Une IA mieux utilisée, ce n’est pas seulement une IA plus performante : c’est aussi une IA plus responsable.

 

En résumé

2026 ne sera pas l’année où l’IA fera tout à ma place.
Ce sera l’année où je l’utiliserai mieux : avec plus de recul, plus de sobriété et plus d’audace.

Et vous, quelles sont vos bonnes résolutions IA ?

 

 

À propos de l’auteur

Sane Lebrun est le fondateur d’Upmynt, la newsletter IA référence en France pour les professionnels. Diplômé de l’ESCP, il intervient en tant que conférencier lors d’événements autour de l’IA, ou pour des entreprises. En outre, plusieurs centaines de dirigeants et de managers on a été formés par ces soins via des ateliers sur l’IA générative. Enfin, il est l’auteur du best-seller « Boostez votre business avec l’IA » (Vuibert).

 

 

 

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