La création d’entreprise n’est pas le seul fait des personnes âgées de moins de 50 ans, loin de là ! A tel point d’ailleurs que l’on a pu voir récemment un mouvement de désaffection des jeunes diplômés, échaudés par la crise, qui sont de moins en moins nombreux à oser se lancer.
Actus entrepreneuriales
Interviews, événements dédiés aux entrepreneurs, veille des évolutions juridiques et sociales… Ne manquez pas les dernières tendances et actualités entrepreneuriales qui vous aideront dans la création, la gestion et le développement de votre business !
Les entreprises se serrent la ceinture ?
Les entreprises françaises, quelle que soit leur taille, sont encore nombreuses à peiner à remplir leurs carnets de commandes et, une fois les clients trouvés, à faire en sorte que ceux-ci paient dans des délais raisonnables.
On le sait, la gestion de trésorerie donne des sueurs froides à une multitude de chefs d’entreprises, TPE, PME, ETI (Entreprises de taille intermédiaire) et grandes entreprises du CAC 40, avec des répercussions certes différentes sur la viabilité à court et moyen terme des unes et des autres.
Il ressort du dernier rapport annuel de l’Acoss, la caisse nationale des urssaf, que les TPE sont particulièrement touchées par les difficultés économiques, et de fait, règlent tardivement leurs cotisations sociales.
Création d’entreprise : les jeunes diplômés ne sont pas enthousiastes…
C’est le moins qu’on puisse dire !
Un sondage mené récemment par le groupe de portage Didaxis (Enquête réalisée auprès de 984 étudiants âgés de 18 à 29 ans et interrogés par téléphone du 1er au 30 juillet 2012) montre en effet que l’entrepreneuriat ne fait pas recette auprès des jeunes diplômés.
Travailler à domicile,
De nombreux créateurs d’entreprises décident d’installer leur activité à leur domicile. Cette décision est parfois prise volontairement et relève d’un choix personnel, ou parce que l’on n’a pas pu trouver de bureaux à louer ou à partager avec d’autres travailleurs indépendants / entreprises, ou parce que l’on ne dispose pas de la trésorerie suffisante.
Le travail à domicile est possible, que l’on crée une entreprise individuelle ou une société : cette installation doit cependant obéir à quelques règles simples.
– Dans le cas d’une entreprise individuelle, vous pouvez faire de votre adresse personnelle votre adresse professionnelle. Vous pouvez y exercer votre activité, si le règlement de copropriété ou votre bail (si vous êtes locataire) ne l’interdit pas. A noter que dans les communes de plus de 200 000 habitants, vous devez exercer vous-même l’activité dans le logement, qui doit être votre résidence principale. De plus, vous ne pouvez pas y recevoir de clients, ni y stocker des marchandises.
– Dans le cas d’une création de société, rien ne vous empêche en principe, sauf éventuellement votre bail d’habitation, de domicilier le siège social de votre entreprise à votre adresse personnelle, et ce pendant une durée de 5 ans.
Quel que soit votre statut / régime juridique, si vous domiciliez votre activité chez vous, celle-ci ne doit engendrer ni danger, ni nuisance pour votre voisinage.
Outre ces aspects réglementaires, la question du travail à domicile se pose en termes d’organisation, de frontière entre la vie personnelles et la vie professionnelle.
Il est évident que le travail à domicile évite par exemple le stress lié aux déplacements quotidiens pour se rendre au travail. Mais il peut conduire à un certain isolement, et peut être compliqué à organiser, en tout cas plus qu’il n’y paraît…
Il paraît indispensable de bien s’installer, c’est-à-dire d’aménager un espace dédié au travail, le plus isolé possible du reste du logement. A défaut d’avoir une vraie pièce à soi, ce qui est l’idéal, il est nécessaire de se réserver un lieu qui servira de poste de travail. Ensuite, il est crucial de protéger à la fois son temps libre en s’imposant des horaires de travail, et son temps de travail en se tenant à ces horaires, sans se laisser disperser par des tâches annexes ou se laisser déconcentrer par son entourage.
Enfin, il paraît important de s’imposer quelques « rites de passage », de la vie privée à la vie professionnelle : ne pas rester en pyjama, prendre son petit déjeuner avant de consulter ses mails, faire une vraie pause déjeuner, etc. Chacun(e) a le(s) sien(s)…
Pour autant, travailler chez soi, c’est aussi avoir un peu de souplesse dans son organisation, savoir s’accorder des pauses quand on sature et surtout, ne pas établir d’emploi du temps trop strict ou irréaliste !
Et vous, travaillez-vous à domicile ? Avez-vous également une expérience de « co-working » ? Quels sont, selon vous, les avantages / inconvénients du travail à domicile ? N’hésitez pas à nous livrer votre point de vue et vos impressions.
Sachez également que le prochain Salon SME (ex Salon des micro-entreprises) sera l’occasion d’aborder ce sujet, notamment à l’occasion d’une conférence consacrée au co-working et aux autres moyens de créer et développer son activité : ‘Co-working, crow-funding, les nouveaux modèles pour entreprendre et se développer‘.
Pour assister à cette conférence et à bien d’autres, pour venir à la rencontre de nos experts et des exposants, n’hésitez pas à réserver dès maintenant votre pass d’accès au Salon ! L’inscription est simple, – quelques clics suffisent, – et gratuite !
Les TPE en mal de financement…
Bien que très nombreuses et pesant fortement dans le paysage économique français, les TPE ne sont pas à la fête en matière de crédit et de financement, loin de là.
Fragilisées par la crise, les TPE restent cependant les parents pauvres des dispositifs de crédit et d’accompagnement pour les entreprises.
Gérer son temps, c’est possible ?
Les créatrices et créateurs d’entreprises en ont tous conscience : ils sont « le nez dans le guidon », à fond, 24 heures sur 24, au four et au moulin. Ils ont tendance à tout sacrifier pour leur projet, délaissant parfois leur famille, remisant au second rang de leurs préoccupations leur vie personnelle et négligeant même leur santé. Pourtant, la « gestion du temps » fait partie des aspects incontournables de la réussite d’un projet : il ne faut pas confondre vitesse et précipitation, et la plupart des experts en management s’accordent pour affirmer qu’il est indispensable de savoir gérer sinon son temps, du moins ses priorités.
Ce n’est certainement pas pour rien qu’une nouvelle forme de management fait de plus en plus d’émules : le « slow management ». A l’instar du « slow food », le slow management vise à procurer le plus de bien-être possible, en éliminant tout ce qui peut contribuer à augmenter le stress. Si le slow management est applicable aux salariés, pourquoi ne pas imaginer en transposer les principes au chef ou futur chef d’entreprise ? Séances de relaxation, espace de sieste, flexibilité des horaires, etc. sont autant de déclinaisons possibles du slow management. Savoir traverser les crises en toute sérénité, être capable de prendre du recul, se donner le temps de la réflexion, etc. font également partie des préceptes de base du slow management.
Et si vous aussi, vous mettiez en place un système de gestion de votre temps qui vous permettra de mener à bien votre projet de création d’entreprise sans pour autant y laisser des plumes ?
Cela passe, à n’en pas douter, par une bonne organisation : cela semble basique, mais avoir un agenda balisé une semaine à l’avance permet tout simplement de ne rien oublier, d’avoir une vue globale sur le travail à venir, mais aussi sur les moments de liberté, et sur les plages de temps réservées pour soi-même. La gestion de la charge de travail est un aspect important de la vie du futur chef d’entreprise : c’est cela aussi, être « seul maître à bord » !
Il s’agit finalement plus de hiérarchiser ses priorités, et c’est essentiel !
L’autre aspect de la gestion du temps que l’on peut tendre à remiser de côté est l’anticipation : c’est-à-dire savoir se projeter, mais aussi se fixer quelques objectifs simples pour dans un mois, dans trois mois, ou même dans un an.
Enfin, n’oubliez pas vos proches, et vous-même, pensez à souffler : une vie professionnelle bien remplie et trépidante ne doit pas vous empêcher de passer du temps en famille, entre amis, de prendre des jours de repos, de faire du sport, de vous distraire, de vous relaxer, sans culpabiliser. Le créateur d’entreprise doit également accepter d’être parfois moins efficace : on ne peut pas être au top tout le temps ! Et parfois, justement, en faisant une pause, les choses décantent et de bonnes idées émergent !
Et vous, comment gérez-vous votre temps ? Etes-vous un(e) adepte de la « todo list » ? Quelles sont vos astuces pour hiérarchiser vos priorités ? Venez les partager avec nous sur Facebook, Viadeo ou Twitter !
